Nouvelles de la CCT

Un an plus tard : études de cas sur la Collection d’expériences distinctivesMD. Vol. 2 : Adventure Canada.

Au-delà du passage du Nord-Ouest, sur un itinéraire parsemé de paysages nordiques, les visiteurs participent à la vraie vie de l’Arctique.

27 Septembre 2012
Imprimez

Le Nunavut fait partie de ces endroits où Dame Nature donne toute sa signification au mot « majestueux ». Adventure Canada, une entreprise familiale, emmène des visiteurs du monde entier dans des lieux aux paysages incomparables et aux communautés exceptionnelles. C’est l’endroit rêvé pour tisser des liens avec un Canada authentique et millénaire.

Évidemment, Adventure Canada est membre de la Collection d’expériences distinctivesMD (CED) de la Commission canadienne du tourisme (CCT). Son personnel attache une grande valeur à ses collaborateurs inuits et traite chaque voyage effectué avec les clients comme un événement spécial.

Clayton Anderson, chef du marketing et du développement commercial d’Adventure Canada, tient la barre alors que les Nouvelles de la CCTgardent le cap sur la deuxième série d’études de cas sur la CED.

Qu’est-ce qui vous a incité à vous lancer dans l’industrie du tourisme? Quand avez-vous commencé?
Notre entreprise existe depuis 25 ans. À l’origine, elle n’était rien de plus qu’un groupe d’amateurs d’expéditions de camping et de randonnée dans le Moyen-Arctique. Puis elle a évolué : depuis les années 1990, nous voyageons à bord de navires, une plateforme qui nous donne davantage de mobilité.

Le Nunavut compte très peu d’entreprises touristiques d’envergure. Nous avons été parmi les premiers. Quelques spécialistes réceptifs, comme Jonview, nous ont remarqués. Lors du World Travel Market de Londres, au Royaume-Uni, ils ont eu la bonne idée de placer sur la carte du Nunavut un code QR menant directement vers notre site Web.

Quel est le plus grand défi auquel doit faire face Adventure Canada aujourd’hui?
Pour nous, le plus difficile reste la brièveté de la saison. Dans l’Arctique, nous devons attendre que la glace fonde suffisamment avant de prendre le premier départ. Lorsqu’elle commence à se reformer, nous nous dirigeons vers les côtes du Labrador et de Terre-Neuve. Ainsi, nous pouvons accueillir des clients de la fin juillet au début octobre.

Dans l’Arctique, vous devez être les premiers témoins des changements climatiques.
Au cours des 20 dernières années, la saison s’est allongée. Il y a dix ans, il n’était même pas question de franchir le passage du Nord-Ouest. Aujourd’hui, la glace s’est retirée suffisamment pour nous laisser passer … et laisser passer nos concurrents. On peut difficilement observer une différence en 20 ans, mais nos partenaires inuits sont formels : la banquise se retire plus vite que d’ordinaire.

Parlez-nous d’« Out of the Northwest », l’expérience mise en vedette par la Collection …
Nous affrétons un navire d’une capacité de 120 passagers. Nos clients atterrissent en 737-800, puis se rendent au navire en Zodiac [une embarcation gonflable de 7 mètres conçue à l’origine par Jacques Cousteau]. Nous naviguons vers l’ouest et les Territoires du Nord-Ouest, en faisant de nombreuses escales pour admirer les paysages et la faune et nous promener à pied sur la côte. Nous avons noué des relations avec plusieurs communautés côtières : loin de se contenter de les regarder de loin, nos passagers se joignent aux habitants, se joignent à eux pour des barbecues communautaires, échangent avec les artistes et peuvent même affronter une équipe locale au foot.

Nous offrons en outre une série de conférences à bord, données par notre équipe de 20 spécialistes. Nous avons eu la chance d’accueillir des personnalités telles que Farley Mowat et Margaret Atwood parmi nos conférenciers. Sur la terre ferme, les voyageurs choisissent l’aventure qui leur plaît, que ce soit une randonnée commentée par un botaniste, une séance de peinture en compagnie d’une artiste ou la visite d’un site archéologique, pour ne nommer que celles-là. Chaque jour, nous passons de quatre à huit heures sur la terre ferme.

En quoi le statut de membre a-t-il changé votre entreprise?
En mai dernier, lorsque nous avons participé à Rendez-vous Canada, nous avons constaté que certaines personnes accordaient du prestige à notre statut de membre. D’autres, par contre, ne connaissaient rien à la CED. Pour nous, le statut de membre est une marque de reconnaissance.

Accueillez-vous des voyageurs de nouveaux marchés étrangers ou recevez-vous davantage de visiteurs des marchés existants? 
Honnêtement, c’est difficile à dire. Je ne crois pas que notre statut de membre influence directement les voyageurs. Nous observons beaucoup plus d’Australiens qu’avant parmi nos clients, mais c’est sans doute lié à la vigueur de leur dollar et de leur économie.

Avez-vous observé des effets sur votre couverture médiatique au pays ou à l’étranger depuis que vous faites partie de la CED?
Nous nous sommes vraiment efforcés d’augmenter la visibilité de l’entreprise, notamment en participant à Canada Media Marketplace et au Carrefour Go Media Canada. Mais nous offrons une expérience très rare et coûteuse, qui a toujours suscité beaucoup d’intérêt chez les journalistes. Étant donné que notre entreprise progresse à pas de géant, nous n’avons pas encore profité pleinement de cet aspect de la CED.

Avez-vous envisagé de nouer des relations commerciales ou de vous engager dans des promotions croisées avec d’autres membres de la CED?
Nous collaborons régulièrement avec d’autres entreprises touristiques, mais nous n’avons jamais conclu de partenariat par l’entremise de la CED.

En tant qu’exploitant d’entreprise touristique, quelle est la plus grande leçon que vous avez tirée cette année?
On ne peut se fier aux tendances historiques pour prévoir les futurs résultats. Notre itinéraire dans le passage du Nord-Ouest est un bon exemple : cette année, nous avons rempli le navire à la toute dernière minute, mais nous n’y avions consacré aucun marketing, puisque l’an dernier, il était complet à Noël. C’est une erreur que nous ne répéterons pas.

Selon vous, quelle est l’occasion que l’industrie canadienne du tourisme ne peut se permettre de rater?
L’Australie est actuellement le marché qui progresse le plus vite pour nous. Nous commençons à peine à éveiller la curiosité du marché général dans ce pays. Jusqu’ici, nous en profitons, mais ça ne peut pas durer éternellement. Les Canadiens et les Australiens se ressemblent à bien des points de vue, sans doute davantage que les Canadiens et les Américains en ce qui concerne la qualité, les perspectives et le rythme de vie.

 

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