Nouvelles de la CCT

Un an plus tard : études de cas sur la Collection d’expériences distinctivesMD, volume 2 : Frontiers North Adventures.

Le programme de la CCT contribue à promouvoir dans les marchés internationaux une entreprise manitobaine qui mise sur le tourisme axé sur des expériences authentiques. 

22 novembre 2012
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Les voyageurs des quatre coins du monde sont de plus en plus nombreux à répondre à l’appel de la nature. Pour un grand nombre d’entre eux, Frontiers North Adventures, au Manitoba, est en tête de liste.

Établie à Churchill, la capitale mondiale de l’ours polaire, cette entreprise est spécialisée dans l’offre d’aventures authentiques dans le Nord canadien. Frontiers North Adventures est d’ailleurs un membre clé de la Collection d’expériences distinctivesMD (CED) de la Commission canadienne du tourisme (CCT), dont la liste (actuellement de 160 membres) ne cesse de s’allonger.

Tricia Schers, gestionnaire de la Communication et du Marketing à Frontiers North, secoue la glace de ses bottes pour parler, dans la plus récente étude de cas sur la CED publiée dans les Nouvelles de la CCT, du côté sauvage du Manitoba et de la façon dont le programme de la CED a permis à son entreprise d’accroître son nombre de clients étrangers. 

Qu’est-ce qui vous a incité à vous lancer dans l’industrie du tourisme? Quand avez-vous commencé?
La piqûre du voyage, je l’ai eue très jeune, à quatre ans, lors de mon premier voyage à l’étranger. Frontiers North Adventures comme telle a été fondée en 1987 par Lynda et Merv Gunter. Ayant vécu à Churchill, ils ont vu de leurs propres yeux à quel point cet endroit était incroyable, et ils ont voulu faire connaître ce lieu unique au reste du monde. Le premier voyage qu’ils ont proposé, c’était pour aller observer les ours polaires. Depuis, l’entreprise s’est diversifiée pour offrir des expériences ailleurs au Canada, particulièrement dans le Nord, avec ses gens, ses coutumes et sa faune incroyables.

Quel est le plus grand défi auquel doit faire face votre entreprise aujourd’hui?
Nous sommes maintenant en concurrence avec toutes les destinations d’aventure du monde entier. Pendant longtemps, des pans entiers de la planète n’étaient pas accessibles aux voyageurs d’agrément en quête d’aventure. Mais maintenant, les gens ont un vaste choix : le Pérou, les Galápagos, de nouvelles régions de l’Afrique et de l’Asie. La technologie rend le monde plus accessible, en facilitant beaucoup la recherche en ligne de centaines de voyages d’aventure.

Parlez-nous de l’« Observation des ours polaires avec Tundra Buggy », l’expérience mise en vedette par la Collection.
Nous offrons cette expérience depuis plus de 25 ans. Dans l’intervalle, nous avons appris une chose ou deux sur la meilleure façon de rendre cette expérience unique. Ce qui rend une aventure en Tundra Buggy si unique, ce n’est pas seulement le véhicule. C’est aussi la manière dont les buggys sont conçus pour offrir un panorama de 360 degrés de pratiquement n’importe où dans le véhicule. C’est également le savoir-faire et l’expérience de nos chauffeurs guides. Ils travaillent tous avec nous depuis plusieurs années, sont animés par la même passion que nous pour le Nord et ont une vie aventureuse toute l’année, et pas seulement quand ils sont avec nous à Churchill. 

Il y a aussi notre réputation en matière de sécurité et le fait que nous avons les permis requis pour amener les gens là où d’autres ne le peuvent pas – nous sommes notamment la seule entreprise au monde autorisée à accueillir des voyageurs pour qu’ils séjournent dans le parc national Wapusk. Il y a aussi notre engagement envers le tourisme durable et responsable, nous qui veillons à ce que nos buggys et notre gîte soient conformes aux normes établies par Parcs Canada et par le ministère manitobain de la Conservation.

De plus, nous entretenons une relation exclusive avec Polar Bears International, dont les scientifiques et les chercheurs se joignent à nous dans nos buggys et contribuent à enrichir l’expérience de nos invités sur la toundra. Ils leur font profiter des dernières données sur les ours, sur leur population mondiale et sur les répercussions qu’ont pour eux les changements climatiques.

Comment faites-vous la promotion de votre statut de membres de la CED?
Nous avons ajouté le logo de la CED sur notre matériel publicitaire. Quand nous nous entretenons avec des consommateurs et avec des partenaires potentiels lors de salons professionnels et de salons grand public, nous sommes fiers de dire que nous sommes l’une des expériences touristiques sélectionnées pour le lancement de la CED.

Même si le programme de la CED n’existe que depuis un an, en quoi le statut de membre a-t-il changé votre entreprise? 
Le programme de la CED aide réellement nos marchés émergents à appréhender le niveau de qualité des voyages que nous offrons. L’Inde, la Chine et le Japon comprennent particulièrement bien ce message. C’est comme avoir un label qui confirme à nos clients et à nos partenaires potentiels que nous offrons un produit touristique de qualité, prêt à être commercialisé.    

Accueillez-vous des voyageurs de nouveaux marchés étrangers ou recevez-vous davantage de visiteurs des marchés existants?  
Nous constatons toujours une forte croissance du marché australien et, deux ans à peine après notre introduction en Chine, nos efforts sur ce marché commencent à porter leurs fruits.

Votre visibilité dans les médias canadiens ou étrangers a-t-elle augmenté depuis que vous faites partie de la CED?
L’observation d’ours polaires a toujours été une attraction très demandée, mais nous avons remarqué qu’en raison de notre relation avec la CCT, la CED amène les médias à couvrir davantage ces expériences distinctives, y compris les nôtres. Alors là où l’intérêt pour les ours polaires pourrait commencer à diminuer, nous voyons plutôt cet intérêt se poursuivre, et même augmenter dans les marchés émergents.

Un an s’étant écoulé, quelles sont vos impressions sur le programme de la CED jusqu’à présent?
Il aide les visiteurs à comprendre ce que le Canada a à offrir. Nous sommes un grand pays et il y a beaucoup de choses à y faire! En général, la majorité des voyageurs connaissent bien les destinations comme Vancouver et les chutes Niagara, mais ils connaissent moins les merveilleuses expériences de voyage offertes ailleurs que dans ces grands centres touristiques. Ce programme aide les visiteurs à en apprendre davantage sur quelques-unes des expériences qui font du Canada une destination unique.

Avez-vous envisagé de nouer des relations commerciales ou de vous engager dans des promotions croisées avec d’autres membres de la CED?
Nous avons noué des contacts avec certains autres membres cette année. Nous envisageons la possibilité de faire du marketing ensemble. Rien d’officiel encore, mais le potentiel est là et nous sommes enthousiasmés par les possibilités – qui seraient inexistantes sans le programme de la CED.  

En tant qu’exploitant d’entreprise touristique, quelle est la plus grande leçon que vous avez tirée cette année?
Nous pouvons encore tirer beaucoup plus de notre statut de membre de la CED et de nos efforts de marketing en général. Maintenant, nous nous concentrons réellement sur les gens que nous ciblons pour nos voyages. Auparavant, nous visions l’ensemble des voyageurs et nous cherchions à plaire à tout le monde. Nous nous concentrons maintenant sur un créneau plus restreint.  

Pouvez-vous nous parler de quelques-uns des obstacles auxquels se heurte l’industrie canadienne du tourisme?
Les investissements massifs effectués par Tourism Australia et Brand USA sont les deux plus importants. D’une part, les Américains souffrent de la situation économique et voyagent donc moins au Canada, mais en plus, leurs campagnes publicitaires qui cherchent à inciter les Canadiens à voyager aux États-Unis nous font de la concurrence, tout comme la campagne de Tourism Australia destinée aux Américains. En tant que petite entreprise, nous souffrons vraiment de cette situation.

Les investissements lourds que d’autres pays effectuent dans le secteur touristique, combinés au manque d’investissement de notre propre gouvernement fédéral, nous nuisent beaucoup, à nous, les petits exploitants. Après tout, ce sont de petites entreprises familiales comme la nôtre qui sont la locomotive du gros du tourisme au Canada.

Si l’industrie canadienne du tourisme devait profiter d’une occasion en or, quelle serait-elle?
L’envie de voyager au Canada est toujours là. Nous jouissons ici d’une si grande diversité et d’un immense potentiel inexploité, particulièrement dans le domaine du tourisme d’aventure. Un investissement fédéral – comme en Australie et aux États-Unis – donnerait un gigantesque coup d’accélérateur. Notre offre de produits et de services touristiques peut être la meilleure au monde, mais si nous n’avons pas les moyens d’aller le clamer au monde entier, alors il importe peu à quel point nos expériences sont incroyables.

 

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