Nouvelles de la CCT

Un an plus tard : études de cas sur la Collection d’expériences distinctivesMD, volume 2 : Hôtel de Glace.

Les nuits passées sous la glace donnent aux visiteurs l’impression d’avoir connu les igloos de jadis et assurent une couverture médiatique enviable pour cette entreprise de Québec.

03 octobre 2012
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Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver, et c’est pourquoi des visiteurs de partout dans le monde affluent, ou traversent simplement la frontière des États-Unis au Canada, pour profiter des expériences offertes dans le centre et l’est du pays durant la saison froide.

L’Hôtel de Glace, situé dans la ville de Québec, au Québec, propose l’une des meilleures expériences hivernales qui soient. Dormir une nuit sous la glace dans l’une des 36 chambres de l’hôtel constitue une véritable aventure nordique. C’est notamment grâce à sa conception unique et à ses magnifiques sculptures que l’établissement fait partie de la Collection d’expériences distinctivesMD(CED) de la Commission canadienne du tourisme (CCT).

Le programme de la CED compte désormais plus de 160 membres et s’appuie sur le succès de sa première année. Dans le cadre de ce nouveau volet des études de cas sur la CED publiées dans les Nouvelles de la CCT, Jacques Desbois, fondateur et président-directeur général de l’Hôtel de Glace, nous explique en quoi la glace constitue pour le tourisme un filon intéressant, mais difficile.

Qu’est-ce qui vous a incité à vous lancer dans l’industrie du tourisme? Quand avez-vous commencé?
Tout a commencé par ma passion pour l’hiver. Quand j’étais enfant, c’était ma saison favorite; j’avais donc un rapport tout spécial avec l’hiver. J’avais entendu dire que l’expérience hivernale incontournable était de dormir sous la neige, alors j’ai appris à construire des igloos dans les années 1980. C’est devenu un rituel que j’ai suivi avec mes enfants. À l’écoute de ma passion, j’ai fondé dans les années 1990 une entreprise qui offrait des séjours dans des igloos, en plus du petit-déjeuner et d’une interprétation des traditions autochtones. C’est ainsi que j’ai entendu parler du concept d’hôtel de glace qui existait en Suède. Au fil du temps, nous avons établi un lien de confiance, ce qui m’a amené à construire le premier Hôtel de Glace en 2001.

Quel est le plus grand défi auquel doit faire face votre entreprise aujourd’hui?
Pour nous, c’est la création d’un nouvel hôtel chaque année. Nous devons composer avec Dame Nature. L’Hôtel de Glace naît chaque année de l’imagination humaine. L’hiver, il peut y avoir de la pluie, de la gadoue, de la neige... chaque fois, nous nous efforçons d’être prêts en dépit de ce que Dame Nature nous réserve. Par exemple, notre ouverture est prévue en 2013 pour le 6 janvier. Nous allons respecter cette échéance, peu importe la météo.

Parlez-nous de l’« Aventure glacée et urbaine », soit l’expérience mise en vedette par la Collection.
Nous avons quitté notre lieu d’origine pour gagner Québec, une ville encerclée par la nature. Elle a inspiré la création d’une expérience unique. Nous nous trouvons dans un parc urbain, entourés d’arbres, mais à seulement 15 minutes du centre-ville ou des centres de ski. Les visiteurs peuvent choisir l’un des deux attraits, voire les deux, puis passer la nuit dans notre environnement unique.

Comment faites-vous la promotion de votre statut de membre de la CED?
Nous travaillons avec des voyagistes et des agences pour les salons comme Bienvenue Québec et Rendez-vous Canada afin de faire savoir que nous faisons partie de la CED. Une autre de nos initiatives majeures consiste à organiser des visites de familiarisation et à participer à de telles visites.

Accueillez-vous des voyageurs des nouveaux marchés étrangers ou recevez-vous plutôt des visiteurs des marchés existants?
Notre marché étranger principal reste les États-Unis, surtout les États comme la Nouvelle-Angleterre. Puisque le problème avec les visas mexicains a été atténué, nous accueillons aussi de plus en plus de visiteurs hispanophones. Nous entretenons des relations avec les meilleurs voyagistes de la France, car la langue nous donne une porte d’entrée dans ce marché. Beaucoup de voyageurs du Royaume-Uni nous visitent à l’occasion de mariages; c’est très populaire chez eux, car ils ont entendu parler des hôtels de glace du Canada et de la Suède. Nous avons aussi établi plus de contacts avec l’Asie, mais la concurrence pour attirer ces visiteurs est féroce, et un voyage au Québec en provenance de l’Asie nécessite un long déplacement.

Votre statut de membre de la CED a-t-il eu un effet sur votre couverture médiatique au pays ou à l’étranger?
Nous investissons beaucoup dans les relations avec les médias; l’hiver dernier, nous avons reçu des centaines de journalistes. Le quart d’entre eux a dormi à l’hôtel, tandis que les autres nous ont rendu visite dans le cadre d’une excursion d’une journée dans la ville. En tout, nous avons obtenu entre 700 et 1 000 mentions dans les médias. Pour ce qui de la CED, il nous est impossible de savoir quelle aurait été notre couverture médiatique sans elle, mais elle a certainement eu un effet positif.

Un an s’étant écoulé, quelles sont vos impressions sur le programme de la CED jusqu’à présent? (Répondez en toute honnêteté; nous ne mordons pas.)
La création d’une collection d’expériences était une très bonne idée. Il sera désormais intéressant d’observer son évolution. Le nombre d’expériences restera-t-il limité ou la Collection prendra-t-elle de l’ampleur? Le risque, c’est que si la Collection comprend trop d’expériences, elle ne semblera plus exclusive. Comme ce ne sont pas toutes les expériences offertes au pays qui sont spéciales, il vaut mieux en restreindre le nombre. Le client doit pouvoir comprendre facilement le message que vous véhiculez à travers la Collection.

Avez-vous envisagé de nouer des relations commerciales ou de vous engager dans des promotions croisées avec d’autres membres de la CED?
Nous avons commencé à discuter d’une nouvelle visite de familiarisation visant l’observation des phoques aux Îles de la Madeleineen mars, visite qui comprendrait un séjour à Québec. Le groupe de clients qui feraient l’excursion pourrait comprendre des observateurs des Territoires du Nord-Ouest. Nous travaillons à l’organisation de cette visite de concert avec des partenaires touristiques des Îles.

En tant qu’exploitant d’entreprise touristique, quelle est la plus grande leçon que vous avez apprise cette année?
Il ne faut jamais tenir pour acquis ou pour aisément convaincu un groupe de clients principaux. La situation économique mondiale est difficile, et la concurrence s’intensifie dans l’arène du tourisme international. De plus, il ne faut pas négliger notre marché local, afin que nous puissions compter sur lui.

Pouvez-vous nous parler de quelques-uns des obstacles et des occasions qui se présentent à l’industrie canadienne du tourisme?
Dans le nord-est de l’Amérique, nous misons sur l’hiver. C’est notre caractéristique la plus distinctive. Par contre, les changements climatiques rendent cette caractéristique de plus en plus rare. Il nous faut donc préserver ce cachet. Si nous jouons bien nos cartes, nous pourrions gagner gros. Vous n’avez qu’à prendre pour exemple la Chine, qui élabore ses propres produits de tourisme d’hiver, tandis que cette forme de tourisme est déjà bien établie en Europe du Nord.

 

 

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