Nouvelles de la CCT

Un an plus tard : études de cas sur la Collection d’expériences distinctives MD. Vol. 2 : Icefield Helicopter Tours et Kananaskis Heli Tours.

Rien n’arrête cette entreprise de l’Alberta, qui transporte des voyageurs de partout dans le monde dans de majestueux paysages montagneux.

20 août 2012
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Dans tous les domaines, c’est la passion qui pousse les meilleurs à exceller. La passion de la Commission canadienne du tourisme (CCT), c’est d’inciter les gens à visiter notre pays; il s’agit là du moteur qui propulse le programme de la Collection d’expériences distinctivesMD (CED) dans sa deuxième année et qui l’ouvre sur l’avenir.

Icefield Helicopter Tours et Kananaskis Heli Tours, en Alberta, fait partie de la CED depuis plus d’un an. Son propriétaire, Ralph Sliger, est certainement passionné de tourisme et des expériences qu’il fait vivre aux visiteurs; il fait donc partie de la seconde série d’études de cas sur la CED publiées dans les Nouvelles de la CCT.

Qu’est-ce qui vous a incité à vous lancer dans l’industrie du tourisme?
Nous nous sommes lancés dans l’industrie du tourisme en 1999 afin de diversifier nos activités de base initiales. Nous opérons aussi des vols nolisés et des vols d’hélicoptère normaux. Le tourisme était alors un tout nouveau marché pour nous. Aujourd’hui, c’est notre activité principale : nous affectons plus d’hélicoptères au tourisme qu’au nolisement. 

Quel est le plus grand défi auquel doit faire face votre entreprise aujourd’hui?
Notre plus grand défi se situe du côté de l’accès aérien au Canada, ou plutôt du manque d’accès aérien. Air Canada détient le monopole des airs et refuse l’accès aux autres transporteurs. Aux États-Unis, 127 compagnies aériennes de partout dans le monde opèrent des vols, tandis qu’on en trouve sept au Canada. En Corée du Sud, 250 000 personnes veulent visiter le Canada. Or, Air Canada n’offre que 50 000 sièges par année. Korean Air n’offre aussi que 50 000 sièges. Si vous faites l’addition, il y a quelque chose qui cloche. Les voyageurs qui auraient visité le Canada se rendent plutôt aux États-Unis. Ils passeront peut-être une journée à Niagara ou à Toronto,en Ontario,mais en somme, les gens n’ont pas la possibilité de faire ce qu’ils souhaitent. Emirates voudrait desservir les principales villes canadiennes au moyen d’un A380 tous les jours, voire trois à quatre fois par jour pour Toronto et Vancouver. Il nous manque environ un million de sièges par année. Pouvez-vous vous imaginer l’effet qu’aurait ce million de sièges sur notre PIB s’ils étaient occupés? Et quelle en serait l’incidence sur la récession?

Parlez-nous de l’expérience que vous présentez dans la Collection.
L’élévation de l’esprit par l’héli-yoga est une activité de tourisme expérientiel. Nous transportons les touristes et un professeur de yoga jusqu’à une prairie alpine. Le professeur de yoga y donne des exercices de réchauffement durant 20 à 30 minutes, selon l’âge et l’expérience des participants. Suivent ensuite la méditation, la relaxation et la promenade. En chemin, le professeur parle de la flore, de la faune et de la géologie des environs. Puis, les participants peuvent s’adonner à plus d’exercices de yoga et méditer un peu avant de déguster le délicieux pique-nique préparé par leur guide, Martha McCallum. Ses sandwichs gastronomiques sont à tomber par terre! Les participants descendent ensuite vers un lac de haute montagne pour prendre leur vol de retour. En général, l’expérience dure de trois à quatre heures, mais certains clients restent là-haut de six à huit heures. Toutefois, d’habitude, les gens sont satisfaits après seulement trois heures.

Même si le programme de la CED n’existe que depuis un an, en quoi a-t-il changé votre entreprise?
Parce que nous offrons de l’héli-yoga, ce qui nous distingue des autres, nous avons constaté une forte demande pour nos autres produits. L’héli-yoga est lui aussi très prisé, bien entendu.

En ce qui concerne les visiteurs étrangers, accueillez-vous des voyageurs des nouveaux marchés internationaux ou recevez-vous plutôt des visiteurs des marchés existants?
Nous accompagnons la CCT à bon nombre des principaux salons aux quatre coins de la planète et nous avons noté une augmentation importante des visiteurs de pays comme l’Inde. Auparavant, nous n’accueillions presque aucun visiteur indien. À présent, une part grandissante de nos activités leur est attribuable. L’Inde est un marché touristique émergent qui nous est favorable.

Votre visibilité dans les médias canadiens ou étrangers a-t-elle augmenté?
Notre visibilité générale s’est accrue, mais c’est parce que nous nous manifestons dans les marchés. Les gens ne nous appellent pas pour réserver parce qu’ils ont vu que nous faisons partie de la Collection d’expériences distinctives. Cela ne fonctionne pas ainsi. Nous avons assurément gagné en visibilité grâce aux publicités dirigées par la CCT dans les magazines et en ligne, mais nous ne pouvons simplement pas la quantifier.

Êtes-vous en train d’élaborer de nouveaux produits touristiques?
Nous offrons un nouveau produit d’héli-équitation. Les participants font un tour d’hélicoptère, une randonnée équestre, puis profitent d’un barbecue de style western. L’activité dure trois heures et coûte seulement 279 $ par personne.

Après un an, que pensez-vous de la CED? Avez-vous rencontré des obstacles? (Répondez en toute honnêteté; nous ne mordons pas.)
La CED n’a pas énormément contribué à l’augmentation de nos activités. Elle nous a principalement été utile sur le plan de la visibilité, surtout chez les non-membres.

Avez-vous envisagé de nouer des relations commerciales ou de vous engager dans des promotions croisées avec d’autres membres de la CED?
Nous le faisons tout le temps; le produit d’héli-équitation en est un exemple, tout comme le rafting. Nous nous associons aussi à d’autres entreprises pour participer à des salons professionnels dans des pays dans lesquels la CCT n’en organise plus, comme le Royaume-Uni ou les Pays-Bas. Il faut mettre l’accent sur les relations interentreprises plutôt que de s’adresser directement aux consommateurs.

En tant qu’exploitant d’entreprise touristique, quelle est la plus grande leçon que vous avez apprise cette année?
La CCT ne vend pas le Canada de la bonne manière. Les noms de provinces sèment la confusion chez les consommateurs qui choisissent leur destination. Il faut les inviter à Vancouver au Canada, et non pas à Vancouver en Colombie-Britannique. Les messages sont tellement confus que les voyageurs renoncent à visiter le pays. Par conséquent, la CCT devrait prendre les rênes. C’est elle qui devrait veiller sur les marchés internationaux, et les bureaux des provinces canadiennes à l’étranger devraient fermer. Celles-ci devraient plutôt rémunérer la CCT pour faire ce travail à l’étranger. Pour être efficace, la CCT a besoin d’un budget de 250 millions de dollars. Travel Alberta bénéficie actuellement d’un budget plus important que celui de la CCT, et ce sont de bien mauvaises nouvelles pour le Canada. Le gouvernement n’appuie tout simplement pas l’industrie touristique du pays. Les chefs de file du tourisme n’ont pas les ressources nécessaires pour accomplir leur travail. Le gouvernement doit comprendre ce message et arrêter de protéger Air Canada au détriment de tous les Canadiens.

Selon vous, si l’industrie canadienne du tourisme devait profiter d’une occasion en or, quelle serait-elle?
Il faut laisser tomber notre image de marque et le slogan « Explorez le Canada », cela ne suscite pas d’émotion. « Incredible India » suscite des émotions. Il faut retourner à notre folklore : les orignaux, les montagnes et la police montée. C’est pour découvrir cet aspect que les voyageurs paient. Notre marque, c’est notre nom : Canada. Notre marque n’est pas « Explorez ». Nous, les exploitants, nourrissons une passion pour le Canada dans son ensemble, et c’est ce que nous devons promouvoir auprès des voyageurs du monde entier. Si nous ne pouvons les inciter à visiter le Canada, alors ils ne viendront certainement pas acheter mon produit.

 

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