Nouvelles de la CCT

Un an plus tard : études de cas sur la Collection d’expériences distinctivesMD, volume 2 : Rockwood Adventures.

Cet exploitant de Vancouver, en Colombie-Britannique, amoureux des grands espaces canadiens, continue de voir sa couverture médiatique s’étendre, au pays comme à l’étranger.

20 Septembre 2012
Imprimez

Peu de villes dans le monde peuvent offrir une expérience touristique urbaine aussi près d’une activité de plein air comme peut le faire Vancouver en Colombie-Britannique; en effet, rien ne vaut la possibilité de passer en moins d’une heure d’un dîner au centre-ville à une plage ou à une piste de ski.

Rockwood Adventures répond au désir des voyageurs de découvrir ce coin de paradis urbain de la Colombie-Britannique. L’entreprise se réjouit de faire partie du programme de la Collection d’expériences distinctivesMD (CED)de la Commission canadienne du tourisme (CCT). La CED permet en effet à ses membres de pénétrer des marchés de voyageurs internationaux auxquels les petites entreprises n’avaient pas accès auparavant.

La seconde série d’études de cas sur la CED des Nouvelles de la CCT se poursuit en donnant la parole à Manfred Scholermann, qui tient les rênes de Rockwood aux côtés de son épouse, Tamara de Grandmaison.

Qu’est-ce qui vous a incité à vous lancer dans l’industrie du tourisme? Quand avez-vous commencé?
Je travaille au sein de l’industrie depuis assez longtemps. J’ai une formation de chef, et j’ai fait partie de l’équipe canadienne des Olympiades culinaires de 1972. Je suis également passionné de plein air : j’ai exploité pendant plusieurs années un centre de villégiature dans le parc national Yoho, en Colombie-Britannique. En somme, nous avons combiné mes passions, la cuisine et le plein air, pour former cette entreprise il y a 18 ans. Elle a évolué tranquillement, mais nous avons su agir au bon moment.

Quel est le plus grand défi auquel doit faire face votre entreprise aujourd’hui?
La saisonnalité de nos activités : nous avons du mal à répondre à la demande en haute saison, mais luttons pour notre survie durant l’hiver. À Vancouver, nous nous spécialisons dans les excursions exceptionnelles d’un jour et transportons les clients dans des véhicules haut de gamme Mercedes-Benz Sprinter. L’hiver, les activités ralentissent et se limitent principalement à des transferts et à de petits groupes.

Parlez-nous de l’expérience mise en vedette par la Collection.
Rockwood Adventures a été la première à offrir des excursions en ville et en nature qui mettent l’accent sur l’écotourisme, le vin et la gastronomie dans la région du Grand Vancouver. L’Aventure dans la forêt pluviale côtière est notre principale excursion. Nous y présentons les caractéristiques uniques de notre forêt pluviale côtière tempérée et expliquons pourquoi elle est considérée comme l’un des écosystèmes les plus primitifs de la planète. Par exemple, lors des randonnées à vélo dans le parc Stanley, nous nous arrêtons et descendons de nos bicyclettes pour discuter, au milieu des arbres. Après avoir pris part à l’une de nos excursions, les gens disent qu’ils ne considéreront plus jamais une forêt du même œil. Nous emmenons aussi nos clients par hydravion à l’île Bowen et au lac Killarney où ils peuvent savourer un pique-nique gastronomique complet, servi dans de la porcelaine étincelante. Ils savent que le repas est inclus, mais ils ne connaissent pas vraiment mon expérience en tant que chef.

Nous œuvrons également dans d’autres secteurs. Nous nous associons à des entreprises comme Crystal Cruises et Princess Cruises et participons à des congrès comme la Canadian Credit Union Executive Conference. Nous offrons également des services particuliers aux voyageurs indépendants et à certains autres clients. Nous avons même organisé une activité de renforcement d’équipe pour Nike.

Comment faites-vous la promotion de votre statut de membre de la CED?
Nous faisons la promotion de la CED en utilisant le logo dans toute notre correspondance, et c’est ce qui nous a le mieux servi. Nous avions également diffusé un communiqué de presse pour annoncer notre entrée dans la Collection. De plus, le logo figurera sur nos nouveaux uniformes. Le statut de membre constitue une excellente carte de visite pour une petite entreprise qui se rend à tel ou tel endroit pour créer des occasions d’affaires.

En quoi le statut de membre a-t-il changé votre entreprise?
Le statut de membre de la CED a facilité la promotion de nos programmes auprès des clients potentiels. C’est vraiment une très bonne façon de se présenter que de mentionner que nous avons été choisis pour faire partie d’une association fédérale. Le lien de confiance est immédiatement établi, et nous pouvons tout de suite discuter d’affaires plutôt que d’avoir à convaincre le client de notre mérite au moyen de témoignages d’appréciation.

Accueillez-vous des voyageurs de nouveaux marchés étrangers ou recevez-vous plutôt des visiteurs des marchés existants?
Les deux! Nous avons récemment organisé un événement pour un colloque de l’OTAN sur le renseignement, événement dont la gestion nous avait été confiée après la diffusion de notre communiqué de presse. Il s’agissait d’un contrat vraiment prestigieux.

Avez-vous observé des effets sur votre couverture médiatique au pays ou à l’étranger?
Nous avons eu une chance exceptionnelle, puisque nous organisons beaucoup de voyages de familiarisation pour Tourism Vancouver, Tourism British Columbia et la CCT. Nous avons également bénéficié d’une grande visibilité sur CNN et dans le magazine National Geographic Traveler. Il est toutefois extrêmement difficile de déterminer les causes directes de cette visibilité, et si la CED y est pour quelque chose.

Êtes-vous en train d’élaborer de nouveaux produits touristiques?
Nous élaborons actuellement un produit avec First Nature, mais nous ne modifierons pas nos activités de base. Notre personnel est tellement extraordinaire et passionné. Nous avons tout simplement été inondés de visiteurs jusqu’à présent cette année, et de 85 à 90 % de nos produits ont été réservés à l’avance.

Avez-vous envisagé de nouer des relations commerciales ou de vous engager dans des promotions croisées avec d’autres membres de la CED?
Certains ont communiqué avec moi, mais je n’ai pas encore eu le temps d’assurer un suivi. Je prévois le faire cet automne. Tous nos clients particuliers réservent vraiment en avance. Idéalement, j’aimerais que plus de voyageurs indépendants soient dirigés vers nous par les hôtels de Vancouver.

En tant qu’exploitant d’entreprise touristique, quelle est la plus grande leçon que vous avez apprise cette année?
Il faut être souple et prêt à innover. Les gens recherchent une expérience, une expérience distinctive si vous préférez. Nous avons accueilli des visiteurs de Crystal Cruises, et ces visiteurs ont été partout. Ce qu’ils nous ont dit, c’est que s’il n’y a rien de neuf pour eux dans les 15 premières minutes, ils s’ennuient. Ils veulent à la fois apprendre, s’amuser et parfaire leurs connaissances. Ils n’ont pas besoin d’une longue liste de dates précises; ils veulent savoir ce qui fait vibrer Vancouver. Comment est-il possible de déguster des dim sum entouré de centaines de personnes et d’observer 30 minutes plus tard un aigle sur les berges d’un ruisseau? J’ai fait visiter les environs à un représentant du National Geographic Traveler pendant quelques jours. Il a dit : « Je suis capable de connaître par cœur n’importe quelle ville en une semaine. » Il est venu à Vancouver… et a dû revenir. Il n’arrivait pas à la saisir. Est-elle chinoise? Japonaise? Qu’est-ce qui l’anime? C’est ce que j’aimerais transmettre aux visiteurs, et je ferais de même pour tous les membres de ma famille qui me rendent visite.

Pouvez-vous nous parler de quelques-uns des obstacles auxquels se heurte l’industrie canadienne du tourisme?
Il est toujours difficile d’obtenir du crédit auprès des banques. Beaucoup d’exploitants de petites entreprises touristiques ont désespérément besoin de fonds pour démarrer ou pour acquérir de nouveaux biens. Malheureusement, le secteur du tourisme est mal perçu. Il faut avoir les reins solides, car les fonds peuvent être extrêmement lents à venir. Je conseillerais aux personnes qui débutent dans l’industrie de ne pas trop dépenser la première année. C’est très difficile. J’ai perdu de l’argent les trois premières années. C’est seulement après que les gens commencent à faire confiance.

Selon vous, si l’industrie canadienne du tourisme devait profiter d’une occasion en or, quelle serait-elle?
Le marché chinois. À nos débuts, nous avons connu beaucoup de succès avec le Japon. Mais les Chinois adorent la nature, ils en sont amoureux; il s’agit d’une occasion en or pour le Canada.

 

 

Votre commentaire a été soumis au modérateur. Il sera publié après approbation.

(Avertissement concernant les commentaires)

Publier un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ est gardé secret et ne sera pas montré publiquement.
CAPTCHA
Le code de sécurité protège la CCT des envois automatisés de pourriels.
Image CAPTCHA
Saisissez les caractères affichés dans l'image.
Fermer

Explorez ce que nous faisons pour les voyageurs américains

KeepExploring.ca External Linkss