Nouvelles de la CCT

Un an plus tard : études de cas sur la Collection d’expériences distinctivesMD, volume 2 : le Centre du patrimoine de la Gendarmerie royale du Canada.

Ce musée en Saskatchewan accueille de plus en plus de visiteurs locaux qui veulent découvrir ce pan important de l’histoire du Canada.

12 décembre 2012
Imprimez

Garde-à-vous! La police montée est un véritable symbole du Canada, indissociable de notre culture. Elle a joué un rôle important dans la construction de l’identité nationale canadienne telle qu’elle est reconnue dans le monde entier.

C’est pourquoi la Commission canadienne du tourisme (CCT) a l’immense plaisir d’accueillir le Centre du patrimoine de la Gendarmerie royale du Canada de Regina, en Saskatchewan, dans les rangs de sa Collection d’expériences distinctivesMD (CED) en tant que membre à part entière. Conçu par l’architecte canadien de renommée internationale Arthur Erickson, le Centre a ouvert ses portes il y a un peu plus de cinq ans.

Bianca Currie-Poirier, directrice de la programmation et des événements du Centre du patrimoine de la GRC, a répondu à nos questions pour cette dernière étude de cas du deuxième volume dans la série des Nouvelles de la CCT.

Avis aux entreprises souhaitant devenir membre de la CED : vous aurez à nouveau l’occasion de postuler en 2013. Plus de renseignements suivront dans de futures Nouvelles de la CCT.

Qu’est-ce qui a motivé la création du Centre?
Avant la création du Centre, le terrain de l’École de la GRC (la Division Dépôt) abritait un petit musée dirigé par un groupe restreint de retraités de la GRC et de bénévoles qui caressaient un projet bien plus ambitieux pour tous les objets de la collection. Grâce à une planification minutieuse et à des collectes de fonds efficaces, ils ont établi les partenariats nécessaires à la construction du Centre du patrimoine de la GRC. Ce centre national raconte aujourd’hui au Canada et au reste du monde l’histoire de la GRC. Il s’agit d’un lieu d’exposition magnifique et spacieux situé sur le terrain devant la Division Dépôt, là même où tout a commencé il y a plus de 130 ans. Les visiteurs sont gagnants sur tous les tableaux : ils profitent d’expositions interactives sur l’histoire de la GRC dans un édifice à la fine pointe de la technologie, et ce, sur le terrain historique de la Division Dépôt, l’école de formation fréquentée par tous les nouveaux membres de la GRC.

Quel est le plus grand défi auquel doit faire face le Centre aujourd’hui?
Notre plus grand défi est de mettre en place des formes de financement durables. Contrairement aux autres musées, nous ne recevons pas régulièrement de fonds de fonctionnement de la part du gouvernement. Nous dépendons donc beaucoup des fonds amassés par les entrées, les ventes et les collectes de fonds.

Parlez-nous de la « Cérémonie du crépuscule », l’expérience mise en vedette par la Collection.
Il s’agit d’une démonstration publique d’exercices militaires de cavalerie à pied présentée par le sergent-major et les cadets. Cet événement donne un aperçu de leur entraînement quotidien et des aspects historiques des défilés et cérémonies militaires. Bien entendu, la pompe et l’apparat sont au rendez-vous. Tous les cadets portent la tunique rouge et les exercices sont accompagnés par la musique régimentaire de l’orchestre des cadets; souvent, des coups de canon sont aussi de la partie. Pendant la dernière saison, la Division Dépôt a décidé de mettre en valeur d’autres sujets connexes à la gendarmerie lors d’une première partie de spectacle. Ainsi, lors de la dernière cérémonie à laquelle j’ai assisté, nous avons eu droit à une démonstration des Services cynophiles qui a ravi la foule.

La cérémonie se déroule sur le terrain de parade de la Division Dépôt tous les mardis soir, de la première semaine de juillet jusqu’à la mi-août environ. Comme le Centre est tout près, nous offrons des visites guidées à ceux qui veulent explorer la Division, puis profiter de cette cérémonie en fin de journée.

Comment faites-vous la promotion de votre statut de membre de la CED?
Nous avons participé à une série d’entrevues et nous avons fait paraître un avis aux médias dès que nous sommes devenus membres. De plus, nous travaillons étroitement avec la Division Dépôt et la Regina Regional Opportunities Commission pour tirer profit des occasions qui se présentent et pour promouvoir notre statut de membre.

Même si le programme de la CED n’existe que depuis un an, en quoi le statut de membre a-t-il changé votre entreprise?
Notre notoriété s’est accrue à coup sûr. Il y a environ un mois, nous avons organisé une importante visite de familiarisation pour les médias et les partenaires durant laquelle nous avons mis en valeur la Collection et notre statut de membre. L’accueil a été favorable et les gens en parlent encore. Il semble y avoir un regain d’intérêt à l’échelle locale pour les expositions du Centre et les événements présentés à la Division Dépôt. La Cérémonie du crépuscule ne date pas d’hier. La Division la tient depuis de nombreuses années. En fait, notre statut de membre de la CED nous a aidés à faire connaître davantage tous nos produits et notre programmation et à générer des partenariats pour la Division Dépôt.

Les partenaires touristiques régionaux et provinciaux font également la promotion de notre statut de membre aux voyagistes et aux médias touristiques. Récemment, nous avons organisé plusieurs visites VIP afin que les voyagistes et les rédacteurs touristiques puissent profiter pleinement non seulement de l’événement mis en vedette par la Collection, mais aussi de son histoire et des autres produits que nous offrons. Nous nous estimons privilégiés de faire partie d’une collection d’expériences touristiques si prestigieuse. Notre statut de membre a rehaussé notre visibilité. Nous pouvons être fiers de cette réussite.

Accueillez-vous des voyageurs de nouveaux marchés étrangers ou recevez-vous davantage de visiteurs des marchés existants? 
Jusqu’à maintenant cette année, nous avons enregistré une baisse du nombre de voyageurs étrangers, mais la saison n’est pas terminée. En revanche, le nombre de visiteurs locaux et régionaux semble avoir grimpé.

Avez-vous observé des effets sur votre couverture médiatique au pays ou à l’étranger depuis que vous faites partie de la CED?
Pas encore, parce que nous suivons encore la même planification d’achats-média que l’année passée. Ces derniers temps, notre médiatisation méritée se limite plutôt aux médias locaux, sans faire état de notre statut de membre. Toutefois, nous avons été cités dans lejournal britannique Travel Trade Gazette, précisément parce que nous faisons partie de la CED.

Avez-vous envisagé de nouer des relations commerciales ou de vous engager dans des promotions croisées avec d’autres membres de la CED?
Il en a été question, particulièrement à Rendez-vous Canada, et nous envisageons sérieusement d’offrir des promotions croisées avec d’autres membres de la CED. Nous ne voudrions surtout pas rater cette occasion.

En tant qu’exploitant d’entreprise touristique, quelle est la plus grande leçon que vous avez tirée cette année?
Il y a beaucoup de facteurs – l’économie, entre autres – qui échappent à notre contrôle. Cette année, nous avons accueilli plus de visiteurs régionaux (de l’Alberta et du Manitoba) et de visiteurs internationaux ne venant pas de très loin (comme du Dakota du Nord, aux États-Unis). Nous cernons mieux les joueurs importants qui peuvent nous aider à promouvoir la Saskatchewan comme destination principale, et pas seulement comme lieu où s’arrêter en chemin vers une destination plus importante. Nous comprenons aussi de mieux en mieux comment nous pouvons contribuer au développement du tourisme dans la région et dans la province.

Enfin, nous estimons important de penser aux gens du coin : nous mettons tout en œuvre pour soutenir notre communauté en offrant des produits et une programmation pour les résidents qui passent leurs vacances à la maison.

Pouvez-vous nous parler de quelques-uns des obstacles auxquels se heurte l’industrie canadienne du tourisme?
Le Canada possède un territoire si vaste et une culture si diversifiée, et l’histoire qu’il raconte, malgré son jeune âge, est aussi riche et profonde que différente d’un océan à l’autre. Bref, il offre trop d’expériences! Comment offrir des forfaits d’expériences sans que les touristes soient dépassés par le nombre de choix? Qu’est-ce qu’une expérience typiquement « canadienne »?

Les autres obstacles importants sont l’instabilité de l’économie à l’échelle internationale et la concurrence féroce que nous livrent les autres pays qui cherchent à attirer nos visiteurs potentiels.

Si l’industrie canadienne du tourisme devait profiter d’une occasion en or, quelle serait-elle?
L’un de nos plus grands défis est aussi l’une de nos plus grandes forces : le Canada a beaucoup à offrir aux touristes. Nous devons leur montrer toute la diversité de cette offre sans toutefois qu’ils se sentent dépassés par elle.

 

Votre commentaire a été soumis au modérateur. Il sera publié après approbation.

(Avertissement concernant les commentaires)

Publier un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ est gardé secret et ne sera pas montré publiquement.
CAPTCHA
Le code de sécurité protège la CCT des envois automatisés de pourriels.
Image CAPTCHA
Saisissez les caractères affichés dans l'image.
Fermer

Explorez ce que nous faisons pour les voyageurs américains

KeepExploring.ca External Linkss