Nouvelles de la CCT

Un an plus tard : études de cas sur la Collection d’expériences distinctivesMD, volume 2 : Croisières Shediac Bay.

Pour cet exploitant du Nouveau-Brunswick, la vie en mer s’est avérée une bonne porte d’entrée dans l’industrie touristique.

01 novembre 2012
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Il n’y a pas meilleurs conteurs que marins et pêcheurs. Le mélange d’aventure, de labeur et d’air marin révèle le narrateur qui sommeille en eux.

Croisières Shediac Bay est fidèle à la tradition. Membre de la Collection d’expériences distinctivesMD(CED) de la Commission canadienne du tourisme (CCT), cet exploitant du Nouveau-Brunswick transporte ses visiteurs au cœur de la culture des Acadiens et des pêcheurs de homards.

Denise Cormier, copropriétaire des Croisières Shediac Bay avec son mari Ron, met pied à terre pour discuter avec l’équipe des Nouvelles de la CCT et présenter l’expérience authentique que fait vivre l’entreprise à ses clients, sans oublier le repas inoubliable qu’elle leur sert.

Qu’est-ce qui vous a incité à vous lancer dans l’industrie du tourisme? Quand avez-vous commencé?
C’était surtout l’idée de mon mari. Il avait travaillé comme capitaine de bateau pour l’ancien propriétaire [Éric LeBlanc]. Mettant beaucoup d’accent sur l’industrie de la pêche au homard, l’entreprise a suscité son intérêt puisqu’il pêche le homard depuis près de 30 ans. Il y a vu une bonne occasion de raconter ses histoires tout en faisant la promotion de la pêche au homard par le tourisme. C’est notre quatrième été à la tête de cette entreprise.

Quel est le plus grand défi auquel doit faire face votre entreprise aujourd’hui?
La publicité : il est parfois difficile de s’annoncer à tous les touristes. Il y a encore beaucoup de gens qui ne connaissent pas notre produit. Par ailleurs, la situation économique actuelle n’est pas très favorable.

Parlez-nous de « Contes de homard », l’expérience mise en vedette par la Collection.
Nous amenons les visiteurs dans la baie de Shediac sur un bateau de 16 mètres [l’Ambassador] et plongeons deux casiers à homards dans la mer. Ensuite, nous jetons l’ancre pendant environ 30 minutes pour faire une présentation sur l’industrie du homard. Avec toute l’expérience qu’il a, mon mari est vraiment bon pour en raconter l’histoire et, surtout, pour en souligner l’importance dans les Maritimes. Nous expliquons également aux passagers comment on attire les homards dans les casiers, comment faire la différence entre un mâle et une femelle et comment savoir si un homard est gaucher ou droitier.

Enfin, nous leur expliquons comment cuisiner et manger le homard. Certains croient que seules la queue et les grandes pinces sont comestibles, mais tout se mange. En tout, cette sortie dure deux heures et demie. C’est très plaisant en plus d’être éducatif. Lorsqu’il y a des enfants, nous leur faisons manipuler les casiers et nous prenons des photos de nos clients avec des homards vivants. L’activité se termine par un repas copieux : homard, salade de pommes de terre et salade de chou fraîche.

Comment faites-vous la promotion de votre statut de membre de la CED?
Nous avons mis le logo de la CED sur notre site Web et sur les dépliants que nous distribuons dans les hôtels, les motels et tout autre établissement pertinent du Nouveau-Brunswick. Nous en faisons également la promotion dans les salons touristiques auxquels nous participons, notamment Bienvenue Québec et le Salon du tourisme du Canada Atlantique.

Accueillez-vous des voyageurs des nouveaux marchés étrangers ou recevez-vous plutôt des visiteurs des marchés existants?
La plupart de nos visiteurs viennent dans le cadre d’un voyage en autobus ou en tant que voyageurs indépendants. Jusqu’à maintenant, nous en recevons à peu près le même nombre que l’année dernière. Toutefois, l’industrie stagne partout dans la province. Peut-être que beaucoup de gens sont allés aux États-Unis cette année, sans oublier les endroits comme Cuba et la République dominicaine, auxquels nous devons maintenant faire concurrence. En effet, les touristes ne prennent pas toutes leurs vacances en été; ils s’en gardent un peu pour aller profiter du soleil en hiver. Ici, beaucoup d’exploitants ont de la difficulté à défier les prix concurrentiels des hôtels de ces destinations.

Avez-vous observé des effets sur votre couverture médiatique au pays ou à l’étranger en raison de votre présence dans la CED?
Tourisme Nouveau-Brunswick
nous reconnaît déjà comme une attraction touristique importante, alors ils nous font beaucoup de publicité. Cette année, nous avons fait l’objet davantage d’articles en France et en Allemagne, mais le marché que nous aimerions pénétrer est l’Asie. Le problème, c’est que les visiteurs asiatiques ne semblent jamais s’arrêter bien longtemps. Ils sortent de l’autobus une heure, puis ils repartent.

Un an s’étant écoulé, quelles sont vos impressions sur le programme de la CED jusqu’à présent?
Nous devons attendre plus longtemps, car il n’y a pas grand-chose qui change dans une année. Le programme étant axé sur le marketing, il se peut que cela prenne au moins deux ans avant que les résultats commencent à se faire sentir. Pour nous, la CED est une forme de publicité additionnelle. Il faut dire qu’elle ne nous coûte rien, ce que nous apprécions beaucoup en tant que petite entreprise.

Quelle est la plus importante leçon que vous avez apprise cette année en tant qu’exploitant d’entreprise touristique?
Il faut un travail acharné et constant pour attirer les touristes. D’une certaine manière, nous sommes chanceux d’avoir eu cette belle publicité. Nous constatons par ailleurs qu’il faut bien accueillir les clients afin qu’ils se sentent comme chez eux. C’est peut-être la base du tourisme, mais si on l’oublie, on fait fausse route.

Pouvez-vous nous parler de quelques-uns des obstacles auxquels se heurte l’industrie canadienne du tourisme?
Au Nouveau-Brunswick, le principal obstacle est la courte durée de la saison touristique. Nous sommes également inquiets des changements apportés à la Loi sur l’assurance-emploi. En ce moment, nous employons des étudiants et des travailleurs adultes, mais ces changements nous forceront-ils à n’embaucher que des étudiants à temps partiel étant donné que les travailleurs adultes se tourneront tous vers d’autres domaines que l’industrie touristique?

Si l’industrie canadienne du tourisme devait profiter d’une occasion en or, quelle serait-elle?
Nous devrions prendre le risque de faire plus de publicité au Canada. D’ailleurs, même les provinces devraient faire plus de publicité chez elles. Nous devons encourager les gens à rester au Canada pendant leurs vacances.

 

 

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