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Le canot à glace – un sport canadien qui n’est pas pour les petites natures

Des îlots de glace déchaînés, des pagaies dangereuses et des bottes recouvertes de ruban adhésif… Découvrez une activité hivernale faite pour les vrais aventuriers!

21 octobre 2015
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J’ai déjà essayé d’expliquer à une collègue incrédule du New York Post ce qu’est le curling. Même après notre longue conversation, elle doutait encore de l’existence de ce sport.

Imaginez sa réaction si j’essayais de lui expliquer ce qu’est le canot à glace, un sport d’hiver qui fait partie des activités du Carnaval de Québec et où l’on alterne les moments passés à se démener sur des débris de glace et ceux passés à pagayer dans les glaciales « eaux libres »! Je ne saurais pas par où commencer. Cela dit, tout sport qui nécessite, dès le point de départ, du ruban adhésif en toile (oui, du duct tape) et des chaussures équipées d’écrous et de boulons mérite notre attention… alors voyons voir.

D’abord, un peu d’histoire : jusqu’à la fin du 19e siècle, le canot était la seule manière de traverser le fleuve Saint-Laurent. Les familles qui vivaient à Lévis ou à l’île d’Orléans devaient naviguer au milieu de cette multitude d’îlots de glace déchaînés plusieurs fois par hiver. Cela se passait au Canada alors, évidemment, dès que les navires à vapeur en fer ont fait leur apparition, le canot à glace est devenu un sport de compétition et la première course officielle a eu lieu en 1894.

Aujourd’hui, le canot à glace est un élément très populaire du Carnaval de Québec, qui a lieu en février. À cette occasion, plus de 50 équipes masculines et féminines s’affrontent sur le fleuve dans l’espoir de remporter la course. Grâce à Canot à glace Québec, de la mi-décembre au début mars, les amateurs peuvent maintenant, eux aussi, pagayer entre les îlots de glace, accompagnés de deux guides. Et c’est précisément ce que nous avons fait.

Nous avons enfilé des couvre-chaussures en plastique que nous avons fixés à nos pieds avec du ruban adhésif en toile de qualité professionnelle. À travers les semelles pointaient des boulons de 13 mm de longueur qui servent de crampons sur la glace vive. Au début, lorsque nous avons poussé le canot sur la glace lisse du petit canal menant au fleuve, j’ai ressenti la satisfaction que doit vivre un husky lorsqu’il s’élance avec ses compagnons canins le long d’une piste, dans le nord du Québec.

Lorsqu’elle est bousculée par un puissant courant du fleuve, la glace ne s’incline pas. Il a bientôt fallu traverser le sommet d’un premier iceberg en portant le canot, puis nous nous sommes aventurés sur le tumultueux Saint-Laurent. Notre position de base consistait à avoir une jambe sur un appui horizontal dans le canot alors que de l’autre, nous tentions de nous propulser vers l’avant sur la glace inégale avec la détermination d’un joueur de hockey unijambiste.

Une fois le canot dans l’eau, nos instructeurs nous ont dit de nous glisser sur nos bancs, de prendre nos pagaies au fond du canot et de les faire passer – y compris leur pointe intimidante – au-dessus de la tête de nos compagnons. Après avoir risqué d’être décapités, nous avons bientôt appris que le crampon acéré de la pagaie était essentiel si nous voulions « pagayer » efficacement dans (et sur) l’étau de glace qui s’approchait éperdument de nous.

Et nous nous sommes éloignés de la rive, portant notre canot sur la topographie accidentée, nous glissant maladroitement sur nos bancs, maniant nos guillotines au-dessus de la tête de nos compagnons. Nous savourions un ou deux coups de pagaie dans l’eau, puis devions piquer la glace pour débarquer. À une occasion, nous avons dû le faire à toute vitesse lorsque, au dire de notre capitaine, un îlot de glace qui s’approchait menaçait d’« entraîner le canot deux kilomètres en aval sur le fleuve ».

Une heure et demie plus tard, pendant que nous sirotions un chocolat chaud dans le centre communautaire de la région, mon capitaine s’est tourné vers moi et m’a demandé si j’envisagerais de refaire du canot à glace un jour.

Et j’ai répondu en riant : « Sans aucune hésitation ».

J’avais aussi hâte de voir plus de 20 équipes « professionnelles » se mesurer les unes aux autres le lendemain, particulièrement lorsque j’ai entendu mon capitaine déclarer : « le refroidissement de la température va faire de la course un véritable défi »!  

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