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Wade Davis : mes cinq endroits préférés au Canada

L’explorateur attitré du National Geographic révèle ses destinations de prédilection dans son pays natal

11 Septembre 2013
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Selon TED, « Wade Davis est peut-être le plus éloquent et le plus influent défenseur occidental des cultures autochtones du monde » (NDLR : traduction libre). L’explorateur attitré du National Geographic a quitté Washington D.C. pour s’établir sur l’île Bowen, en Colombie-Britannique. C’est là que l’auteur de The Sacred Headwaters: The Fight to Save the Stikine, Skeena, and Nass, qui vient d’être publié, nous a parlé de ses cinq endroits préférés au Canada, son pays natal.

Cap Crauford, sur l’île de Baffin, au Nunavut (pendant le solstice d’été)

Wade Davis nous confie ce qui le fascine dans cette région : « Dix-sept millions de mammifères marins traversent le détroit de Lancaster le long de la partie supérieure de l’île de Baffin. Là, les Inuits de la baie de l’Arctique campent en bordure de banquise et attendent le retour des bélugas, des narvals, des phoques barbus et des morses. Le jour est consacré à la chasse et la nuit au chant, y compris les nuits où ils ne savent pas si la glace va tenir le coup jusqu’à l’aube. » La banquise les lâche parfois et se disloque, et le campement prend l’eau. Mais le soleil qui ne se couche jamais est un allié fidèle et, selon Wade Davis, « le rêve pour tout photographe ». Les photos qu’il a prises de l’endroit sont apparues dans de nombreuses publications.

Le grand canyon de la rivière Stikine, dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique

« Cinq millions de personnes visitent tous les ans le Grand Canyon, en Arizona. Parmi eux, 27 000 choisissent de le faire en radeau pneumatique », explique Wade Davis. Il ajoute que le Colorado se résume maintenant à une succession de barrages et de réservoirs et que le débit du fleuve, jadis puissant, est aujourd’hui contrôlé par des ingénieurs. Le grand canyon de la rivière Stikine est resté quant à lui sauvage. Tous les ans, moins d’une douzaine d’explorateurs le parcourent de part en part et moins d’une centaine de kayakistes, parmi les meilleurs du monde, affrontent ses eaux tumultueuses. Personne n’a jamais essayé de le traverser en radeau pneumatique. « Le Colorado ne possède qu’un seul rapide de classe 5, les Lava Falls. La rivière Stikine en possède plus de 40; le pagayeur y est battu sans répit par les flots. Le canyon de la rivière Stikine, c’est le K2 des défis en eaux vives. »

Spatsizi Plateau Wilderness Provincial Park, dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique

En 1978, Wade Davis a été le premier conservateur du parc Spatsizi Wilderness, le plus grand parc sauvage dépourvu de routes de la Colombie-Britannique. « La description de mon poste était agréablement floue : évaluation de la nature sauvage et relations publiques », se souvient cet anthropologiste et botaniste diplômé de Harvard. Il y a rencontré moins d’une douzaine de visiteurs en deux saisons de quatre mois. John Muir, naturaliste américain et l’un des premiers apôtres de la préservation des milieux sauvages, a surnommé cet endroit « un Yosemite de 150 milles de long » (soit 240 km).

Les Sacred Headwaters, en Colombie-Britannique

Pendant des années, Wade Davis a consacré une bonne partie de son temps à la préservation de cette vallée adjacente aux rivières Stikine, Skeena et Nass. « En une grosse journée ou peut-être en deux jours, on peut traverser les clairières et suivre les traces des grizzlys, des caribous et des loups pour aller boire à la source même de ces trois rivières qui ont inspiré tant de grandes cultures du nord-ouest du Pacifique. »

Haida Gwaii, en Colombie-Britannique

« À une époque où Montréal entamait son troisième centenaire et où l’exploration de l’Amazone avait commencé il y a 400 ans de ça, personne n’était encore entré en communication avec les Tahltan, explique Wade Davis, qui a étudié les cultures autochtones les plus isolées du monde. Il qualifie le peuple haïda de « Vikings du nord-ouest du Pacifique », car, dit-il, ils ont fait des incursions au sud jusqu’en Californie. Il surnomme la moitié méridionale de l’archipel « les Galapagos de l’Amérique du Nord » à cause de la richesse de sa biodiversité. « Gwaii Haanas (réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda)est administré et contrôlé par les Haïdas. Le nouvel état d’esprit qui règne sur ces îles est merveilleusement contagieux et il inspire les peuples autochtones du monde entier à se rassembler pour se réapproprier leurs terres et prendre leur avenir en main. »

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